Plutôt que d’écouter les vivants, écoutons les morts.

En cet été saturé de podcasts bien-être et de coachs en réussite fulgurante, je vous propose une thérapie gratuite : un détour par les livres poussiéreux de l’Histoire 🏛️ . 

Non pas pour y chercher la lumière (il fait déjà assez chaud) mais pour confirmer nos pires soupçons. Il y a deux mille ans, alors que les influenceurs se contentaient d’une statue à leur gloire et de deux ou trois esclaves pour applaudir, deux scribes ont croqué l’humanité avec un mélange de navrance et de splendeur : Tacite et Suétone.

Le premier, Tacite, moraliste plus sec qu’un édit impérial, dissèque les arcanes du pouvoir, les petites lâchetés et les grandes bassesses. Ses Annales ne font pas sourire : elles ouvrent les yeux et rarement sur ce qu’on aimerait voir.

Le second, Suétone, chroniqueur mondain, s’attarde sur les manies et les vices impériaux. C’est le cousin gênant qui, au dîner, raconte comment se passaient les soirées au palais : un mélange de festin, d’orgie et de poignard dans le dos.

📜 Les lire, c’est s’offrir une cure de désillusion. Comprendre que les vertus qu’on nous vend n’ont rien d’éternel. Constater que la nature humaine n’a pas changé d’une semelle. 

Et surtout, discerner, dans le fracas du présent, l’écho obstiné d’un passé qui refuse de se taire.